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Sommet de Copenhague: début des hostilités

La veille du sommet de Copenhague, le secrétaire d'état des nations unies se dit optimiste. "Je suis très optimiste pour Copenhague", déclare-t-il dimanche dans une interview au journal danois Berlingske Tidende.
Jusqu'à présent, 105 chefs d'Etats et de gouvernement ont accepté l'invitation de Danemark à participer au Sommet de Copenhague qui se tiendra du lundi 7 au 18 décembre. Parmi ces dirigeants, Barack Obama (USA), Manmohan Singh (Inde) et When Jiabao (Chine). Ces trois pays font partie des quatre pays qui polluent le plus.
"Le changement climatique est réel, et il se produit à un rythme plus rapide que ce que nous pensions il y a quelques années encore", déclare Ban Ki-moon. "La réunion de Copenhague correspond tout à fait au bon moment pour y faire face, à partir des connaissances dont nous disposons".
Mais le Sommet de Copenhague ne ressemble pas à un sommet internationnal. Tous les participants viennent avec des projets déjà conclus avant même que la conférence ne commence.
Les objectifs du sommet sont de trouver des plans de réduction des gaz à effet de serre (GES) mais aussi des projets destinés à aider les pays en développement à faire face aux problèmes environnementaux. Le Sommet de Copenhague succédera à celui de Kyoto qui expirera en 2012.
Mais la conférence ne sera pas simple. En effet, un fossé très important s'est creusé entre les pays développés et les pays en développement. La plupart des discussions risquent donc de tourner en dialogues de sourds.


Le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a dit voir dans la venue d'un grand nombre d'hommes d'Etat le signe que "nous sommes sur la bonne voie".
Si Rasmussen est optimisme, le projet que fait circuler le Danemark et qui pourrait être proposé comme fil rouge des négociations - réduire les émissions de GES de 50% d'ici 2050 par rapport au niveau de 1990 - a déjà suscité une levée de boucliers chez les grands pays émergents que sont la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud.
L'Inde a rapidement fait connaître son opposition au projet du Danemark. Chine, Brésil et Afrique du Sud ont suivi, rejetant par exemple l'idée de fixer un pic d'émissions d'ici à 2020. L'Inde a assuré qu'elle ne signerait pas un accord contraignant sur des objectifs de réduction des émissions ou sur un pic d'émissions.
Les puissances émergentes et en voie de développement, coalisées au sein d'un groupe de 77 pays, ont constitué, au cours d'une discrète réunion à Pékin fin novembre, un front commun avec lequel devront compter les pays riches, et qui conduit à relativiser l'optimisme qu'affiche Ban Ki-moon.

Ce n'est que le début de la conférence. Nous tenterons de vous tenir au courant des nouvelles durant ce sommet avec peut-être un dossier pour résumer tout le sommet.