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Le Syndrome du Titanic, un film de Nicolas Hulot

Un livre portant ce titre avait déjà été publié en 2004 pas Nicolas Hulot. Il expliquait l'attitude d du Titanic face à l'Iceberg, en disant que nous faisons la même chose. Une catastrophe se prépare et nous continuons comme si de rien était. Quand le Titanic a coulé, l'orchestre jouait encore.  "Le scepticisme que j'observe chez certains à l'égard du changement climatique revient à naviguer avec un bandeau sur les yeux par temps de brouillard, à fond les manettes dans une mer parsemée d'icebergs" Ajoute Nicolas Hulot lors d'un interview.
Ce film s'impose dans la ligné du film d'Al Gore (Une Vérité qui dérange), et du film de Yann Arthus-Bertrand, Home qui a été diffusé simultanément dans plus de 50 pays.

Il s'agit à la fois d'un constat et d'une prière. L'appel à la raison d'un homme qui parle en son nom propre, oublie les fabuleuses images de nature et paradis terrestres qu'il montre à la télévision depuis des années pour dire sa peur, sa souffrance, son inquiétude devant échangeurs d'autoroutes, gratte-ciels, sites abîmés, bidonvilles, ... Acte de foi en une communauté humaine à l'échelle planétaire. 
 
L'essentiel reste le propos, incontestable. Il condamne l'absurdité des modes de vie, s'interroge sur le sens du progrès, fustige "un système qui court à sa perte".   
Pour son auteur, ce film, fruit de 48 semaines de tournage sur quatre continents (300 heures de rush et 13 mois de montage), n'a pas l'ambition de définir le nouveau modèle de société qu'il souhaite, mais il ouvre "un champ de réflexion et de proposition".
 
Dans un monde passé de l'abondance à la rareté - et bientôt à la pénurie - Nicolas Hulot répond "mutation radicale". Et appelle l'humanité à apprendre à conjuguer les verbes "préserver, partager, renoncer, réduire".