A lire : La Terre perd la boule
- Auteur: Crisco
- Date: Le 16 juillet 2009
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La terre est trop peuplée
En 1950, nous étions 2,6 milliards sur Terre. Aujourd'hui, nous sommes 6,7 milliards. En 2053, nous serons 9 milliards. L'accroissement viendra des pays moins développés qui représentent déjà 5,4 milliards de personnes aujourd'hui.La Terre est plate
Une convergence de facteurs d'aplatissement permettent à des millions de nouveaux consommateurs et de producteurs de vendre et d'acheter d'avantage et dans tous les coins de la planète. Parmi ces facteurs, l'auteur cite la prolifération des ordinateurs personnels, l'émergence de l'Internet partout dans le monde et la révolution silencieuse des logiciels permettant la révolution des flux de travail au niveau mondial.Les autres facteurs d'aplatissement ont été la chute du communisme (et du mur de Berlin) et l'ouverture de la Chine au commerce mondial. Des nations émergentes en pleine croissance comme l'Inde, la Chine, le Brésil et la Russie recherchent le confort, la prospérité et la sécurité économique pour un nombre de plus en plus grand d'individus. Cet accès a plus de bien être pour un pourcentage grandissant de la population mondiale en forte croissance (aplatissement conjugué à la surpopulation) aboutit à une demande sans pareil en ressources limitées: énergies fossiles, minéraux, forets et eau.
La Terre est trop chaude
Les émissions de CO2 provenant de la consommation des ressources fossiles et la déforestation a provoqué une augmentation de 0,8 degré de la température moyenne mondiale. Si une révolution verte n'est pas engagée rapidement, on estime que l'augmentation de température sera de 3 à 5 degrés d'ici 2100. Les conséquences ne sont pas totalement prévisibles mais tout le monde s'accorde pour dire qu'elles seront catastrophiques. Nous ne pouvons plus espérer jouir de la paix, la prospérité, la croissance économique et des droits de l'homme si nous continuons à ignorer les problèmes de l'ère énergico-climatique: offre et demande d'énergie, pétro-dictature, changement climatique, pauvreté énergétique et chute de la biodiversité.La révolution verte: pas un choix mais une nécessité
Cette révolution verte, c'est l'établissement d'un nouveau système basé sur la production d'électricité propres, l'efficacité énergétique et la conservation de nos ressources terrestres.Il faut d'abord stimuler l'innovation et le déploiement des technologies de production d'énergies propres connues comme l'éolien, la géothermie ou le solaire. Il faut ensuite stimuler les découvertes fondamentales pour de nouvelles sources d'électrons propres. Ensuite, il faut se polariser sur la demande en créant de meilleurs moyens de soutenir la croissance avec moins d'électrons, moins de ponctions sur nos forets, notre eau et notre Terre.
Pour ce faire, il faut à nouveau stimuler l'innovation et le déploiement de technologie plus efficiente. Ensuite, il faut promouvoir en chacun de nous une éthique qui règle notre comportement, une habitude profondément ancrée en nous de toujours rechercher à minimiser l'impact de notre empreinte sur le monde naturel. Sans cette éthique, tout le monde abusera des nouvelles sources d'énergie propres.
Les stimulants de la révolution verte
Il faut des incitants économiques et fiscaux et imposer des normes pour stimuler l'innovation et changer les comportements. Par le passé, l'Amérique a toujours été le leader en matière d'innovation. Elle regorge toujours de cerveaux, d'entrepreneurs et a toujours la masse critique pour prendre le leadership de cette révolution verte. Malheureusement, rien n'est fait du coté politique.Friedman constate même que sous la présidence Bush, l'Amérique a perdu 8 années précieuses en donnant des stimulants à la production et l'utilisation d'énergies sales plutôt que de stimuler et de promouvoir les énergies propres.
Tous les espoirs résident donc dans l'émergence de leaders politiques capables de lancer le monde dans la révolution verte. Ces leaders doivent être aussi fort que ceux qui ont mobilisé les forces alliées lors de la seconde guerre mondiale. Bien qu'encore timidement, certains pays de l'Union Européenne comme l'Allemagne ont compris l'enjeu et ont commencé à passer à l'acte. Il faut absolument que l'Amérique et la Chine, qui ont une masse bien plus critique, s'engagent rapidement sur cette voie.
Friedman est convaincu que, au cours des cinquante prochaines années, la capacité de développer des énergies propres et des technologies économes en énergie va devenir le critère d'évaluation de la position économique d'un pays, de sa santé environnementale, de sa sécurité énergétique et de sa sécurité nationale.
Vous voulez en savoir plus? Lisez le livre de Thomas Friedman, «la terre perd la boule», aux éditions Saint Simon.
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